A- les réseaux sociaux renforcent la sociabilité.

1) Ils renforcent la sociabilité par le biais de la « théâtralisation de soi ».

Dans un premier temps, nous allons voir le premier avantage de l'utilisation des réseaux sociaux, à savoir le renforcement de la sociabilité des jeunes individus.

 

En effet, ces réseaux sociaux renforce la sociabilité. La «sociabilité» désigne l'aptitude à vivre en société. Des personnes pensent que l'utilisation massive de Facebook est due à un manque de sociabilité qui est l'ensemble des modes et des formes des relations entre individus caractéristiques d'une société ou d'un milieu social donné et un manque d'activité dans la vie réelle. Ce n'est pas pourtant l'avis des sociologues qui se sont penchés sur la question. Ainsi, d'après les sociologues, les utilisateurs les plus actifs sur les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter sont également ceux qui ont la vie sociale la plus remplie, qui représente également leur support pour la raconter avec entrain sur les réseaux sociaux.Cette logique s'avère être efficace puisque l'on peut constater que plus les utilisateurs en disent sur eux, plus ils mettent à jour leur profil régulièrement et plus ils ont « d'amis ».

La sociabilité des jeunes sur les réseaux aurait donc pour conséquence une ouverture sociale au monde réel pour les adolescents.

 

Selon le Pediatrics, il semble que l’utilisation des réseaux sociaux a un effet bénéfique sur les jeunes individus en améliorant la communication et les liens sociaux. Les médias sociaux permettent ainsi aux adolescents de réaliser plusieurs activités de socialisation de manière indirecte, qui sont valorisées sur la toile ainsi que dans le monde réel, comme rester en contact avec ses amis et sa famille ou encore le fait de se faire de nouveaux amis. Les étudiants qui utilisent Facebook, selon une étude ont deux fois plus de chance de se sentir appréciés des autres élèves, de leurs pairs et de participer à des activités parascolaires ce qui augmente leur confiance en eux contrairement, à ceux qui n’utilisent pas Facebook. Ils peuvent en plus, par le biais de « goupe Facebook », se tenir informé des devoirs de la classe et s'aider mutuellement à faire leurs devoirs écrits.

 

De plus, concernant la socialisation et notamment l'apprentissage scolaire, selon une étude américaine, les individus utilisant Twitter régulièrement sans pour autant être de manière excessive peuvent voir leurs notes augmenter d’un demi-point à l'école.

 

Ainsi, pour le sociologue Dominique Cardon, co-auteur d'une étude sur la manière dont les internautes s'exposent sur les réseaux sociaux, avec Facebook se développe la « théâtralisation de soi ».

Ce qui prend toute son ampleur avec les personnes qui se prennent en photo – souvent en groupe – en train de manger ou encore au travail voire quand ils sont en colère ou éméchés lors d'une fête. C'est souvent le même message qui est envoyé à la communauté : « j'ai une vie super, je sors beaucoup, je sais m'amuser, je connais pleins de gens et je t'invite à faire de même ». En outre, dans les pays occidentaux où les sociologues et les politiques réfléchissent sur la question des réseaux sociaux et la socialisation et en ont conclu que les réseaux sociaux virtuels modifient les notions de sociabilité et de socialisation. Ils participent en effet, depuis le début des années 2000 à la transformation et au renouvellement du lien social et aux pratiques qui y sont liées.

 

A l’instar de Pierre Mercklé, auteur d’un ouvrage qui a pour titre « Sociologie des réseaux sociaux », les sociologues pensent que l’avènement des réseaux sociaux virtuels, en lien avec le développement d’Internet, n’a en rien révolutionné les réseaux sociaux physiques, mais ont accompagnés les transformations des relations sociales déjà à l’œuvre, sans en être la cause. Les réseaux sociaux font ressortir la notion de la force des liens faibles, qui se définit comme une combinaison de la quantité de temps, de l'intensité émotionnelle, de l'intimité et des services réciproques qui caractérisent ce lien., et redéfinissent donc les notions de groupe et de communauté et permettent le contrôle social qui désigne l'ensemble des pratiques sociales, formelles ou informelles qui tendent à produire et à maintenir la conformité des individus au normes de leur groupe social.

 

De plus, à l’image d’Internet, les réseaux sociaux virtuels offrent grand champ d'action et un grand potentiel de multiplication des relations sociales ce qui réduit virtuellement la distance entre les individus. Toutefois, cette facilité fait perdre une partie du sens de la démarche individuelle dans la recherche de capital social qui est un réseau de relations mobilisables dans un projet ou comme soutien face à des difficultés d'un internaute et nécessite, un plus grand contrôle et une plus grande connaissance de l’information existante et nécessaire au développement de relations sociales.

 

 

 

De fait, ce qu'un internaute cherche en ligne, c'est la validation par les autres de cette vie qu'il considère comme étant « cool » car il choisit ce qu'il poste. Par conséquent, comme dans la vie réelle, des inégalités sociales et culturelles subsistent. D'un côté ceux qui sont actifs, qui connaissent beaucoup de monde dans la « vraie » vie, qui sortent beaucoup et rencontrent ainsi de nouvelles personnes, qu'ils pourront ensuite ajouter à leur réseau en ligne. De l'autre, ceux qui ont moins d'amis, dans la vie comme sur Facebook. Dès lors, avant d'accepter un nouvel ami, les premiers regardent à deux fois son profil, les seconds, ont, à l'inverse tendance à accepter toutes les demandes qu'ils reçoivent. Facebook n'est donc pas propice à la mixité sociale.

 

 

 

2) Les réseaux sociaux aident les timides à s'affirmer et les personnes sociables à augmenter leur sociabilité

 

 

 

Cependant, deux chercheurs ont évalué chez des étudiants leur timidité, leur usage de Facebook et la qualité de leurs amitiés. Il s’avère que les personnes timides renforcent le sentiment de la proximité avec leurs amis et sont d'autant plus satisfaites de leurs relations lorsqu'elles utilisent les réseaux sociaux contrairement à ceux qui ne l'utilisent pas.

 

 

Quant aux personnes moins timides et d'autant plus sociables dans le monde réel, à l’inverse, les réseaux sociaux leur permettraient de nouer des relations de meilleure qualité. Notamment parce qu'elles maîtriseraient mieux l’image qu’elles donnent d’elles, auraient moins de difficultés à partager leurs centres d’intérêt et ne seraient pas perturbées par des signaux non verbaux que les personnes timides.

 

 

Cependant, Facebook a ses limites. En effet les timides qui l’utilisent sont certes plus satisfaits de leurs amitiés, mais leur sentiment de solitude est équivalent à celui des timides qui n’utilisent pas le réseau. Les réseaux sociaux virtuels s'avèrent donc être un prolongement, des relations sociales que les individus développent sur leurs lieux de travail et de loisirs.

 

Je trouve qu'il est intéressant de s'intéresser aussi aux avantages de réseaux sociaux car on a tendance à se limiter aux inconvénients qu'ils ont. De plus, nous pensons qu les réseaux sociaux peuvent s'âverer bénéfiques quant à la socialisation des jeunes adolescents ainsi que des jeunes adultes.

 



 

Nous venons de voir que les réseaux sociaux permettent de renforcer la sociabilités des jeunes individus qui l'utilisent. Nous allons voir dans un dernier temps qu'ils permettent aussi d'entretenir les relations sociales voire de créer de nouvelles relations sociales.


Commentaires (2)

1. brayan (site web) 03/03/2017

brayan y boit du sprite sa mère

2. brayan (site web) 03/03/2017

brayan

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